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Petite bourgade qui doit son nom à son siège.
Notre banc, c’est le trône public.
On vient s’y asseoir pour se reposer des courses, on y vient à deux
pour regarder ceux qui continuent de marcher. On vient y dormir
quand on a plus de toit. Les plus hardis y trouvent une estrade pour haranguer les manants pendant la manif.
L’intérieur du monde, c’est où ?
Quand on sort dans la rue ou quand on rentre chez soi ?
Sur la place principale, la ville, c’est du vide ou du plein ?
Des pâtés ou du soufflet ?
Qui s’est assis là ne se relève plus. Qui s’allonge là voudrait se
relever pour s’en sortir d’être dehors. Voudrait rentrer s’allonger dans un lit chaud.
Qui s’embrasse là, s’allongera plus loin.
Qui s’assied là, fais le point.
Qui prend son pied. Qui s’en plaint ?
Christophe Lambert
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